| Jésus Lui-même - Partie 4 |
| Écrit par Reinhard Bonnke |
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Jésus prit les cinq pains et les deux poisons, et, levant les yeux vers le ciel, il les bénit. Puis, il les rompit, et les donna aux disciples, afin qu’ils les distribuassent à la foule. Jésus – le Pain de Vie Jésus Lui-même fit allusion à ce miracle dans Matthieu 16 : 9 et Il fut très surpris de constater que les disciples ne semblaient pas avoir vraiment compris ce qui s’était passé ce jour-là. Ils avaient seulement compris ce qu’ils avaient vu de leurs yeux naturels mais n’avaient pas saisi les desseins éternels de Dieu qui se cachaient derrière cet incident. Avaient-ils vraiment pensé que Dieu avait seulement voulu démontrer Sa puissance ? En me penchant à nouveau sur cette histoire très connue, je remarquai quelque chose de très inhabituel. Luc insère cette histoire entre deux versets très similaires : « Mais Hérode disait : J’ai fait décapiter Jean ; qui donc est celui-ci, dont j’entends dire de telles choses ? » (Luc 9 : 9) ; « Jésus posa cette question à ses disciples : Qui dit-on que je suis ? » (Luc 9 : 18). Les foules auxquelles Jésus fait référence étaient celles qu’Il avait nourries et non le peuple en général. Que pensaient ces personnes de Lui ? Qu’avaient-elles fait de l’homme qui avait montré une telle omnipotence ? Jésus pensa que le miracle aurait au moins dû éveiller la curiosité de savoir qui Il était vraiment. En fait, ce miracle aurait dû révéler Son identité. C’est la manière qu’utilise Dieu pour tester le cœur des hommes et des femmes. Voient-ils vraiment ? Il ne déambule pas dans le monde en portant un trait caractéristique visible de tous. Ses œuvres portent la marque de Sa présence et de tout ce qui a rapport à Sa personne. Jésus dit un jour à ce sujet : « Croyez du moins à cause de ces œuvres » (Jean 14 : 11). Néanmoins, Ses œuvres furent bien plus qu’une démonstration de Sa puissance. Pensez seulement à la déclaration très connue de Jésus dans Jean 14 : 10 : « Je suis dans le Père, et le Père est en moi. Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres ». Si nourrir une foule de 5 000 personnes signifiait quelque chose, Jésus disait par là que le Père était tout autant impliqué dans cette histoire que Lui-même. Au travers de Ses miracles, Jésus donna la gloire au Père et révéla le cœur de Père. Jésus est l’image de Dieu. Regardez Jésus, Ses œuvres, Sa bonté et Son don de soi et vous verrez le visage de Dieu. Jésus est comme Dieu le Père, et Dieu le Père est comme Jésus, le Fils. « Tel père, tel fils », dit un dicton. Comme c’est vrai pour Jésus et Son Père ! Jésus dit : « Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement » (Jean 5 : 19). Pourquoi Jésus a-t-Il nourri les multitudes ? Etait-ce bien à Lui de se soucier d’une telle chose ? Et bien, oui, Il le fit car c’est le genre de choses que Dieu fait tout le temps. Jésus fit seulement ce qu’Il vit le Père faire, et par cela, Il démontra qu’Il était véritablement le Fils de Dieu. Le Fils était le reflet de Dieu. Par exemple, le Père dit : « Je suis l’Eternel, qui te guérit » (Exode 15 : 26), et Jésus guérit également. Le Seigneur est le Dieu du Salut et Jésus sauve. Le Seigneur est le Dieu de la délivrance, et Jésus délivre. Le Seigneur est éternel et immuable, et Jésus Christ est le « même hier, aujourd’hui, et éternellement » (Hébreux 13 : 8). A l’occasion de situations réelles et pendant Sa courte vie sur terre, Il accomplit l’œuvre du Père. Toute image de Dieu qui diffère de Jésus est fausse. Tout ce qu’Il fit, de Bethlehem jusqu’à son retour dans la gloire, révèle le cœur véritable de Dieu. J’aimerais revenir sur les versets que Luc plaça avant et après le récit où Jésus nourrit la foule. Dans les deux versets, la question est posée de savoir si Jésus était Elie ou Jean-Baptiste, revenu à la vie. Il est intéressant de voir que le miracle de la multiplication des pains se passa dans le désert, un endroit où Elie et Jean-Baptiste passèrent de longues années, vivant de peu de choses et mangeant ce qu’ils trouvaient. Tous deux étaient des ascètes, comme les saints médiévaux qui essayaient d’oublier qu’ils avaient des estomacs. Non, Jésus n’était ni Jean Baptiste ni Elie. Au contraire, Ses ennemis L’accusèrent d’être un bon-vivant et un buveur de vin ! Il habitua l’opinion publique à l’abondance et la libéralité de Dieu. Il pourvut à plus de pain que nécessaire et plus de vin à Cana qu’ils n’en purent boire. Le pain et le vin sont des dons de Christ. Rappelez-vous du verset dans l’évangile de Jean : « le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père » (5 : 19). En d’autres termes, c’est le Père qui nous donne du pain et du vin. Il est étrange de s’imaginer que Jésus multiplia du pain dans le désert. Avant de commencer Son ministère sur terre, le diable tenta Jésus et Lui demanda de faire exactement cela, dans le désert ; Jésus Lui résista. Le tentateur s’approcha de Lui en Le provoquant : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains » (Matthieu 4 : 3). Satan essaya de pousser Jésus à prouver qui Il était vraiment mais Jésus ne fit jamais de miracle avec de pareilles motivations. Jésus Lui-même ne chercha jamais à démontrer Sa puissance pour que les gens croient en Lui. Il ne se fia jamais à ces personnes qui ne croyaient en Lui qu’en raison des miracles qu’Il faisait (voir Jean 2 : 23-25). Il vint pour montrer aux gens qui était le Père. Il ne se révéla jamais Lui-même mais attendit toujours que les gens le reconnaissent eux-mêmes et s’écrient comme Pierre : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16 :16). L’identité de Jésus en tant que Messie est prouvée par les Ecritures de l’Ancien Testament à maintes reprises. Il correspondait aux prophéties et Il a accompli ces Ecritures-là mais Jésus est bien plus grand que ces prophéties. Les érudits de la Bible, à Son époque, connaissaient toutes les Ecritures sur le Messie – d’un point de vue académique. Pourtant, Jésus affirma qu’ils ne connaissaient ni les Ecritures ni la puissance de Dieu ! Les Ecritures décrivirent le Christ mais Jésus expliqua les Ecritures. Il était bien plus que le reflet d’un miroir. Il était trop grand pour le miroir. La prophétie ne pouvait contenir Sa gloire. Du pain ! Le peuple d’Israël parlait de « El Shaddai », le Dieu Tout-Puissant ou le Dieu Tout- Suffisant (Exode 6 : 3). Les nations du monde s’attachaient à leurs déités limitées, à leurs dieux de la pluie, de la fertilité, du feu, de l’eau et aux dieux du ciel ; chacun d’eux se définissait par sa puissance limitée respective alors qu’Israël connaissait El Shaddai, le Tout-Puissant, le Seigneur Tout-Suffisant. Israël avait cette connaissance avancée, mille ans avant que la Grèce n’invente les dieux de l’Olympe et leurs puissances limitées. Lorsque Jésus nourrit cette foule de 5 000 personnes, Il démontra El Shaddai, le Dieu dont tout humain a besoin. Ce récit dans Luc 9 est si palpitant ! J’ai remarqué que lorsque la foule vint à Jésus, Luc rapporte qu’Il les « accueillit » (verset 11). Si les disciples avaient pu décider, Jésus aurait dû renvoyer la foule pour chercher de la nourriture et un logement dans les villages avoisinants. Leur réaction était tout à fait légitime car ils étaient fatigués et n’avaient pas eu un instant de répit, même pour manger. Les disciples furent stupéfaits lorsque Jésus « accueillit » les foules. Néanmoins, ils réalisèrent bien vite ce que cela signifiait – Jésus avait pris le rôle de l’hôte pour cette foule bariolée et les traita comme Ses invités. Christ prit le rôle de Celui qui pourvoit à tous les besoins de l’être humain et des animaux. Déjà dans le Sermon sur la Montage, Il en parla : « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit » (Matthieu 6 : 26). Il évoquait ce que le Psaumes 145 : 16 nous dit : « Tu ouvres ta main et tu rassasies à souhait tout ce qui a vie ». C’est exactement ce dont il est question dans ce Psaume si connu : « L’Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires » (Psaume 23 : 1,5). Dès le début de la Bible, nous étions les invités du Seigneur Dieu. Adam et Eve apprirent que les arbres du jardin les nourriraient. Lorsqu’ils péchèrent, ils furent chassés de ce merveilleux verger. Leurs repas ne « pendaient » plus aux arbres. Dieu décréta au contraire : « Tu mangeras de l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain » (Genèse 3 : 18-19). Ils durent cultiver la terre, planter les semences, veiller à leur croissance, rentrer la moisson, moudre les grains pour produire de la farine et cuire le pain. Ils durent prendre en main tout le processus de la production du pain. Les choses n’étaient plus aussi simples mais ils avaient de la nourriture. Dieu avait pourvu à leurs besoins. Dieu est toujours l’hôte, peu importe qui nous sommes. « Car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (Matthieu 5 : 45). Après le Déluge, Dieu fit une alliance avec les vivants : « Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait » (Genèse 8 : 21-22). Six millénaires se sont écoulés et Dieu n’a pas failli à Sa Parole. Dans l’histoire de la Bible, il est question de pain, de pain et de pain encore. Le mot apparaît à 350 reprises dans les Ecritures. Pensons seulement à Joseph qui, divinement conduit, avait accès à tous les greniers à blé de l’Egypte ; ou au peuple d’Israël se nourrissant du pain du ciel durant leurs péripéties dans le désert ; ou encore aux champs de moisson dans la vie de Ruth, de Samson et de Gédéon ; Elie et Elisée furent divinement nourris et tant d’autres exemples dans les livres des prophètes. Jésus Lui-même parla de pain à 25 reprises. Dans le fameux discours de Jésus sur le pain de vie dans l’évangile de Jean (6 : 25-59), le mot apparaît 14 fois. Comme Son Père, Jésus prit se glissa souvent dans le rôle de l’hôte. Lorsqu’Il rencontra Jean et André pour la première fois, Il s’entretint avec eux dans Sa maison (Jean 1 : 35-39). Au puits de Samarie, Il demanda de l’eau à la Samaritaine et pour finir c’est Lui qui donna à la femme de l’eau (Jean 4 : 4-26). Il pourvut au vin du mariage de Cana (Jean 2 : 1-11). Dans Jean 21, Il prépara un petit-déjeuner sur la plage pour les disciples affamés après une nuit passée sur le lac de Galilée. Lorsque Christ s’occupa des 5 000 personnes, Il ne les nourrit pas seulement mais eut également compassion d’elles, les guérit et les enseigna. Quel moment superbe ! Il les partagea en groupes de cinquante personnes. Dieu avait nourri le peuple d’Israël avec de la manne dans le désert et Christ nourrissait maintenant une autre foule d’Israël. Les pharisiens n’auraient jamais donné leur consentement pour organiser cette fête en plein air. Il n’y avait pas d’eau pour se laver et se purifier les mains avant de manger, il n’y avait pas d’invités de marque, pas de tables dressées pour des personnes de haut rang et pour les autres. Les personnes les plus importantes dans cette histoire sont Christ et Ses disciples qui servent les autres. Tous étaient assis par terre en cercle ou en groupe, égaux entre eux, chacun faisant passer le pain miraculeux à son voisin. Cela ressemblait à la répétition de la parabole de la fête des noces de Christ (Matthieu 22), là où chacun est le bienvenu – paralysé, pauvre, mendiant, impur – chacun étant l’égal de l’autre. Notre Dieu est Celui qui remplit tout en tous. Il y a une plénitude de joie dans Sa présence. Toujours et encore, Dieu pose des questions comme : « Pourquoi dépenser de l’argent pour des choses qui ne nourrissent pas ? ». Jésus est le pain de vie, mais les gens dépensent leur argent pour de la drogue et d’autres plaisirs questionnables qui laissent un vide dans la vie. Ces 5 000 personnes qui furent nourries révélèrent Dieu le Père, tel qu’Il est dans son souci infini pour la race humaine. Ce Dieu remplit le ventre d’une immense foule affamée cet après-midi-là. Pourtant, Il nous créa non seulement avec des estomacs mais également avec une pensée et une âme et nous donne bien au-delà du pain : des plaisirs, des satisfactions et des besoins comblés - dans dix milles domaines. Le Seigneur est le Dieu de toutes bontés. Jésus est ce qui est essentiel dans la vie. Il nous dit : « Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6 : 35). Reinhard Bonnke |
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